Exploitation de la Granodiorite de Vire
Massif de Vire
(Bocage normand)


L’exploitation de la granodiorite cadomienne a connu son apogée dans la première moitié du 20ème siècle. Elle a fourni des pierres d’appareil, des pavages et pierres tombales qu’on trouve jusqu’à Paris. Actuellement la granodiorite de Vire subit la concurrence de granites d’importation (Chine entre autres) et il n’existe plus qu’une seule carrière en activité, près de Saint-Michel-de-Montjoie.

La carrière de Saint-Michel-de-Montjoie
Devant le front de taille, sont accumulés des gros blocs extraits récemment et des déchets d’abattage.
Cette carrière est actuellement le dernier centre d’extraction de la granodiorite de Vire ; on y exploite le « bleu de Vire », qui correspond au faciès le plus fréquent du massif de granodiorite de Vire.

Front de taille de la carrière
En arrière plan et près de la surface, un  premier front de taille présente une patine rousse ; la granodiorite y a subi un début d’altération. Situé plus bas, le deuxième front de taille, plus clair, présente des surfaces lisses qui correspondent à une famille de joints.

Vue aérienne de la carrière de Saint-Michel-de-Montjoie
La carrière présente deux fronts de tailles superposés.
Elle est creusée dans une zone boisée située au sud de la forêt de St-Sever, en bordure de la route D282 à une quinzaine de km au SW de Vire. D’autres petites carrières creusées plus au nord dans le bois du Gast ont été abandonnées et ne sont plus visibles.
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Déchets de taille
Situés en bord de route à l’extérieur de la carrière, ces déchets de taille permettent d’échantillonner la granodiorite.

Production de la carrière de Saint-Michel-de-Montjoie
La carrière fournit des pavés et des bordures de trottoir.

Pavés prêts à l’expédition

Bordures de trottoir  prêtes à l’expédition

Bordure de trottoir en place
A Caen, les bordures de trottoir de nombreuses rues du centre ville offrent un intéressant échantillonnage  de granodiorite cadomienne et permettent l’observation d’une grande variété d’enclaves.
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Dallage dans une rue de Paris 
 La granodiorite de Vire se reconnaît à sa teinte grise caractéristique et ses nombreuses petites enclaves sombres.

La tombe du soldat inconnu sous l’Arc de triomphe à Paris
Le pavage est constitué de granodiorite de Vire.

La Porte Horloge à Vire
Vestige de l’enceinte fortifiée de la ville, cette porte a été construite au 13ème siècle avec les matériaux locaux, granodiorite et cornéennes. Ajouté au 15ème siècle, le beffroi surmonté d’un campanile a été construit entièrement en moellons de granodiorite cadomienne.

La Porte Horloge à Vire (détail)
Sa partie basse est en granodiorite alors que sa partie haute est constituée de moellons de cornéenne plus sombre. Ces deux matériaux ont été extraits à proximité immédiate ; en effet la ville de Vire s’étend sur les cornéennes au nord et sur la granodiorite au sud.
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Pierres d’appareil en granodiorite dans la Porte Horloge de Vire

Moëllon de granodiorite dans un mur à St-Michel-de-Montjoie 
Légèrement altérée, la surface présente une patine rousse. La cassure révèle la couleur gris bleu de la granodiorite cadomienne.

St-Michel-de-Montjoie 
Près de l’entrée du  « Parc-Musée du granit » une petite place arborée expose une auge, une meule et une presse, ainsi que d’autres objets taillés dans la granodiorite.
Le Parc-Musée (musee.ger@cg50.fr) du réseau des sites et musées du département de la Manche, présente les techniques d’extraction et de taille de la granodiorite.

Exploitation de la Granodiorite de Vire
Massif de Vire
(Bocage normand)